Les élections présidentielles sont, dans notre contexte actuel un enjeu majeur de la vie politique française. En effet, ce phénomène fait l’objet d’une forte médiatisation grâce à laquelle les candidats tentent de faire passer au mieux leurs messages politiques et économiques. On remarque alors que tous les candidats font un gros effort sur la précison de leur programme politique pour mieux informer la population quant à leurs choix de vote au moment venu du jour J, mais adoptent des stratégies plus ou moins différentes pour faire évoluer leur popularité. Il est ainsi important d’essayer de savoir sur quoi va réellement jouer cette éléction présidentielle?
Pour répondre à cette question, nous chercherons tout d’abord à connaitre les caractéristiques de cette éléction présidentielle 2007, puis nous tenterons de soulever les problèmes qui se sont produits en 2002 et en 2005 (La constitution européenne), enfin nous donnerons une trame d’aide à la décision pour voter ce dimanche 22 Avril 2007.
De prime abord, les éléctions présidentielles 2007 ont pour principale caractéristique d’être moderne. En effet, l’arrivée de trois grands candidats de la nouvelle génération marque une rupture avec les campagnes électorales dites “à l’ancienne”. Deux candidats semblent être à la tête de cette course à la présidence: Nicolas Sarkosy et Ségolène Royal. Ils auront été les pionniers à s’adresser directement au milieu populaire. Ils ont utilisé cette expérience sociale comme un enjeu essentiel de leur campagne politique ce qui a été sujet de vives critiques de la part des experts tels que les journalistes spécialisés ou les sondeurs.
Par ailleurs, on remarque une forte personnalisation des candidats de 2007. Tous ont des tempéraments forts et l’ultrapersonnalisation du pouvoir est propre de cette Ve République. Chaque candidat, du moins les plus médiatisés, ont une excellente maîtrise de leur image, ce sont des professionnels du marketing. Et une des formes de cette stratégie marketing et la “victimisation” des candidats mêmes, à savoir que les candidats se présentent plus comme des victimes par rapport aux autres candidats ou aux médias, ayant pur but d’accroître la valeur humaine de leur campagne. Les candidats doivent être au diaspason de la vibration populaire française, c’est à dire qu’ils se mettent en phase avec l’idée et l’image qu’on a de la France, un peuple angoissé, qui perd de plus en plus ses repères. On se rend compte ainsi, que cette élection présidentielle n’est pas si différente des précédentes: les français se recherchent encore.
C’est pour cela qu’il est essentiel de résoudre les problèmes et les incompréhensions auxquelles nous avons pu nous confronter pour les élections de 2002 et le vote à la constitution européenne de 2005 à savoir des taux d’absentéismes records conduisant au vote populaire de faire basculer l’environnement politique français.
Tout d’abord, on peut constater que ces dernières années, la France a atteint des taux fulgurants d’absenteisme. C’est vraiment se moquer de la démocratie. Ce taux reflète deux types de populations: ceux qui considèrent ne pas connaître suffisamment la politique pour pouvoir voter et ceux qui hésitent tellement qui finisssent par ne rien voter du tout. Je pense qu’à l’heure actuelle, nous avons tous pris conscience de l’interêt de voter et que nous ne commettrons plus les mêmes erreurs en ce qui concerne la présence aux urnes. Ensuite, la conséquence directe de ce taux d’absenteisme trop important c’est la création d’une majorité non conforme aux attentes de la vrai majorité. La faute aux absents. En effet, le fait que Mr Le Pen soit passé au second tour des élections de 2002 est une totale incohérence avec l’opinion publique et a provoqué le scandale non seulement au sein du territoire mais aussi au sein de l’Europe. De la même manière, une France qui se positionne contre la constitution européenne est tout à fait paradoxal par rapport à sa construction (nous avons voté “non” à une europe politique en 1954 faute d’une europe pas suffisamment économique puis “non” en 2005 d’une europe économique faute d’une europe insuffisamment politique). Le vote populaire qui a conduit a cette situation s’explique par le fait que cette classe d’ouvriers et d’employés s’est sentie doublement destituée. D’une part, un abandon en tant que sujet économique lié au fait que ces gens n’ont plus la main sur un choix économique. Ils sont surdéterminés vers une optique de descenseur sociale et ce manque de perspectives les conforte dans un environnement de plus en plus pessimiste. D’autre part, la conséquence de cette première destitution est un nouvel abandon en tant que sujet politique. Ce manque de représentation les pousse à vouloir revendiquer leurs existence. Ainsi, on ne parle plus de vote contestataire mais plutôt de vote d’affirmation politique. L’incompréhension des résultats n’est pas lié à la volonté des électeurs mais à une réaffirmation du peuple en tant que sujet politique qui existe et qui est capable de faire basculer le monde. Il est donc nécessaire de connaître les bonnes raisons de nos choix avant de voter.
Enfin, réfléchir sur “ Qui pourrait être notre nouveau Président?” n’est pas si évident que ça. On ne peut pas rayer un candidat de la liste parce qu’on n’aime pas sa tête. L’obstacle qui se présente en France, mais nous ne devons pas être les seuls, c’est comme il a été dit dans la première partie, les français cherchent une reconnaissance chez les candidats. Même si on n’a évité le phénomène de peoplelisation, on remarque toutefois la difficulté que les français ont de démarquer la frontière entre vie privée et vie politique. Le “prénom” surrexiste au “nom de famille”. Il faut savoir maintenant de quelle manière chaque français souhaite se reconnaître chez les candidats et procéder à leur choix. La difficulté majeure sera de prôner soit la stratégie permettant de conduire aux idées que vous adopter ou bien de prôner les idées vers lesquelles on peut adapter les stratégies. Cela paraît compliqué, formulé de cette manière je vous l’accorde, mais on n’en revient simplement à la grande question métaphysique de qui arrive en premier entre l’oeuf et la poule. Autrement dit, choisir entre un candidat, parce qu’il a les mêmes idées que nous et qui peut à tout moment modifier ses stratégies tant qu’il aboutit à ce qu’il souhaite ou bien de préférer l’attitude stratégique, la logique et le pragmatisme d’un candidat aux idées.
De plus une autre difficulté apparaît dans ce choix, c’est notre dogmatisme nationaliste. J’entends par là, notre habitude à toujours vouloir penser local pour agir global. Mais à cette époque mondialiste, il est plus que nécessaire de voir plus large pour mieux se repositionner, de prendre en compte un point de vue extérieure de la nôtre afin de mieux éclaircir nos problèmes, un avis vierge de toutes nos valeurs républicaines pour avoir un regard plus lucide au sein du territoire. Nous avons une nostalgie révolutionnaire qui se reflète dans les discours ouvriéristes. Il faut donc voter parce qu’on a un interêt à le faire et on a un interêt puiqu’on s’y interesse et qu’on besoin de faire bouger les choses. Il ne s’agit pas de voter mais de bien voter.
Bon vote!
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